Histoire érotique : une semaine chez les naturistes, et la robe du dernier soir
Quatre ans ensemble, et une semaine de septembre dans un domaine naturiste au bord d'un lac, entre les pins. Nous étions partis en croyant que la nudité allait tout enflammer. Elle a d'abord tout éteint. Et c'est une robe orange, enfilée le dernier soir derrière la porte de notre bungalow, qui nous a rendu l'envie que six jours nus nous avaient fait oublier.
Le règlement intérieur, lu sur le parking
Je m'appelle Claire, j'ai trente-neuf ans, et l'idée venait de moi. Julien, lui, avait dit oui trop vite, de ce oui qu'on donne pour ne pas avoir l'air de reculer. Nous vivions ensemble depuis quatre ans, dans un appartement où l'on ne se promène jamais nu parce que la fenêtre de la cuisine donne sur celle des voisins. J'avais lu quelque part que les couples qui essayent le naturisme parlent tous de la même chose en rentrant : une forme de légèreté. J'avais envie de légèreté. Nous avions réservé une semaine, début septembre, dans un domaine au bord d'un lac, au milieu d'une forêt de pins.
À l'accueil, une femme d'une soixantaine d'années, parfaitement nue derrière son comptoir, nous a tendu les clés du bungalow et une feuille plastifiée. « Le règlement intérieur. Lisez-le vraiment, ce n'est pas une formalité. » Nous l'avons lu sur le parking, assis dans la voiture, encore habillés, comme deux élèves avant un examen.
Il tenait en une page. Une serviette pour s'asseoir, partout, toujours. Aucune photo, nulle part, sous aucun prétexte. La nudité à la piscine et au bord du lac. Des vêtements autorisés le soir, quand l'air fraîchit. Et, en gras, la phrase que Julien a lue à voix haute : « Tout comportement à caractère sexuel est strictement interdit dans les espaces communs du domaine. »
« Donc on vient se mettre nus pour ne rien faire », a-t-il dit.
« Donc on vient se mettre nus pour être tranquilles », ai-je corrigé.
Il a ri, puis il s'est tourné vers moi. « Et si je n'y arrive pas ? Si je me sens ridicule, ou si mon corps réagit tout seul au mauvais moment ? » C'était la première fois qu'il me le disait. Je lui ai dit que j'avais peur, moi aussi, de la cicatrice sur mon ventre et de mes cuisses que je trouve trop larges depuis mes vingt ans. Nous nous sommes fait une promesse très simple, avant de sortir de la voiture : au premier moment où l'un de nous ne se sentirait pas bien, on se rhabillait, et on rentrait à Lyon sans en faire une histoire. Ce contrat-là, dit à voix haute, a rendu tout le reste possible.
Le premier matin, personne ne regarde
Le bungalow était en bois clair, posé sur des pilotis bas, avec une terrasse qui regardait le lac à travers les troncs. Nous avons passé la première soirée à l'intérieur, habillés, à nous tourner autour. Le lendemain matin, il a bien fallu sortir.
Je me souviens du moment exact où j'ai retiré mon paréo, au bord de l'eau, la serviette sous le bras. J'attendais une chaleur au visage, un regard, n'importe quoi. Il ne s'est rien passé. Un homme d'une soixantaine d'années lisait un roman policier sur sa serviette. Deux femmes discutaient de la recette d'un taboulé. Un couple de notre âge, plus loin, se passait de la crème solaire dans le dos avec l'application de deux personnes qui repeignent une porte. Personne ne m'a regardée. Ou plutôt : tout le monde m'a vue, et personne n'a regardé.
Julien a mis plus longtemps. Il a gardé son short jusqu'à la dernière seconde, puis il l'a posé sur la serviette, et il s'est assis dessus si vite que j'ai éclaté de rire. Il m'a dit plus tard que la peur qu'il avait nommée dans la voiture s'était évaporée en trois minutes. Rien ne s'était produit, parce qu'il n'y avait rien, autour de nous, qui ressemble à ce que son corps associe au désir. Des corps, simplement. Des ventres, des épaules brûlées, des genoux cagneux, des seins qui tombent, des dos voûtés. La vraie vie, sans rien dessus.
Nous avons nagé jusqu'à la bouée jaune, puis nous sommes restés au soleil jusqu'à midi. Le premier jour, j'ai mis de la crème solaire sur des endroits qui n'en avaient jamais vu, et j'ai compris pourquoi la dame de l'accueil nous avait conseillé d'en acheter une deuxième au magasin du domaine. Le soir, nous étions épuisés, rouges aux mauvais endroits, et heureux d'une façon que je n'arrivais pas à expliquer.
« C'est bizarre, m'a dit Julien sur la terrasse. Je t'ai vue nue toute la journée, et j'ai l'impression de t'avoir vue pour la première fois. »
Je l'ai pris pour un compliment. Il en était un. Mais c'était aussi, je ne le savais pas encore, le début d'un problème.
Les jours suivants, pourtant, ont pris un rythme que je n'aurais jamais imaginé. Le matin, le marché du domaine, où l'on choisit des pêches nu avec un panier au bras, et où la seule gêne vient des guêpes. L'après-midi, la piscine, puis la sieste à l'ombre, puis le lac encore. Nous parlions avec des gens dont nous ne connaissions ni le métier ni le quartier, seulement le prénom et la façon dont ils prenaient le soleil. Un couple de retraités belges nous a appris à étendre la serviette avant de s'asseoir partout, même sur le banc de la boulangerie, et nous a expliqué que c'était moins une règle d'hygiène qu'une règle de politesse : on ne laisse pas sa trace sur ce que les autres vont toucher.
Le plus étrange, c'était le silence du regard. En ville, on passe son temps à être regardé et à regarder, à évaluer, à se comparer. Ici, les yeux glissaient. Personne ne s'attardait sur une poitrine, sur un sexe, sur un ventre, parce que tout était déjà là, visible, sans rien à deviner. Au bout de deux jours, j'ai oublié ma cicatrice. Au bout de trois, j'ai oublié mes cuisses. C'était une paix que je n'avais pas connue depuis l'adolescence.
Le troisième jour, l'envie s'était endormie
Le troisième soir, dans le bungalow, nous nous sommes couchés côte à côte, et il ne s'est rien passé. Le quatrième non plus. Nous nous embrassions, nous dormions enlacés, mais le désir, celui qui nous prenait d'ordinaire au milieu d'un film ou dans le couloir de l'appartement, ne venait pas.
C'est moi qui ai posé la question, le cinquième matin, en buvant le café sur la terrasse.
« Tu m'en veux ? »
« De quoi ? »
« On ne fait plus l'amour. Depuis qu'on est ici. »
Julien a posé sa tasse. Il a réfléchi longtemps, et il a dit une chose très juste : « Je crois qu'ici, ton corps est devenu normal. Je le vois tout le temps. Il est là, au bord du lac, à la piscine, au marché. Il n'est plus à moi. Je ne sais pas comment dire ça sans que ce soit vexant. »
Ce n'était pas vexant. C'était exactement ce que je ressentais aussi, à l'envers. Je le voyais toute la journée, et son corps était devenu un paysage, beau et reposant, comme les pins. J'avais lu, quelques mois plus tôt, un article sur la baisse de libido chez la femme qui m'avait rassurée sur un point : un désir qui s'absente quelques jours n'est pas un désir perdu, et il revient rarement parce qu'on le réclame. Je lui ai répété ça, maladroitement. Nous avons décidé de ne pas en faire un sujet. Nous avions deux jours devant nous, un lac, et aucune obligation.
Ce matin-là, j'ai compris quelque chose que je n'avais jamais lu nulle part. Tout le monde croit que la nudité est le sommet de l'érotisme. Six jours nus m'ont appris le contraire : la nudité permanente est l'endroit où l'érotisme se repose. Ce qui trouble, ce n'est pas la peau. C'est ce qu'on choisit de montrer, à qui, et à quel moment.
La robe orange au fond du sac

Le dernier soir, l'air a fraîchi d'un coup. Le règlement autorisait les vêtements, et tout le domaine s'est rhabillé en une heure : des pulls sur les épaules, des pantalons de toile, des sandales. On se reconnaissait à peine. L'homme au roman policier portait une chemise à carreaux et il avait l'air d'un notaire.
Nous avions réservé une table au restaurant du domaine, sous la tonnelle. Assis en face de Julien, qui portait une chemise de lin que je ne lui avais pas vue de la semaine, j'ai eu une sensation curieuse : il m'intimidait un peu. Le col ouvert, les manches retroussées, les avant-bras bronzés qui dépassaient du tissu. Je connaissais tout de son corps depuis six jours, et pourtant cette chemise me donnait envie de savoir ce qu'il y avait dessous. Je n'ai rien dit. Je me suis contentée de le regarder boire son vin, et il a fini par me demander pourquoi je souriais.
« Pour rien. Tu es beau habillé. »
« Tu me dis ça après m'avoir vu nu toute la semaine ? »
« Justement. »
Après le dessert, nous sommes rentrés par l'allée des pins pour que je prenne un gilet.
Dans le bungalow, j'ai vidé mon sac pour trouver un gilet, et elle est tombée sur le lit : la robe orange. Je l'avais achetée au printemps, un soir de curiosité, dans un rayon de robes sexy, après avoir lu un guide pour choisir sa lingerie qui conseillait de commencer par une pièce qui se porte seule. Une robe sans couture, en maille extensible, qui colle au corps comme une seconde peau. Je ne l'avais jamais mise. Je l'avais glissée dans le sac au dernier moment, en me disant qu'ici, de toute façon, elle ne servirait à rien.
Julien était sur la terrasse. Je l'ai enfilée derrière la porte fermée du bungalow. Le tissu était frais et serré, et j'ai eu, en tirant l'ourlet sur mes cuisses, la même chaleur au visage que j'avais attendue six jours plus tôt au bord du lac, et qui n'était jamais venue.
Quand je suis sortie, il s'est tu au milieu d'une phrase. Il m'a regardée descendre les deux marches de la terrasse comme s'il ne m'avait jamais vue. Et c'était vrai, en un sens : il ne m'avait jamais vue cachée. Après six jours à connaître chaque centimètre de ma peau, il découvrait ce que la robe dissimulait, et c'est ça, précisément ça, qui l'a rendu muet.
« Tu l'as depuis quand ? »
« Depuis avril. Elle attendait qu'on ait oublié à quoi je ressemble. »
Il s'est levé. Il ne m'a pas touchée tout de suite. Il a tourné autour de moi, lentement, et il a posé une main à plat sur ma hanche, par-dessus la maille, comme on vérifie qu'une chose est réelle.
« On est dans un espace commun, a-t-il murmuré. Le règlement. »
« Alors on rentre. »
« Tu veux ? »
« Je veux. Mais je garde la robe encore un peu. »
Le bungalow, porte fermée

Nous avons fermé la porte, puis les volets, qui donnaient sur l'allée où les voisins rentraient du dîner en parlant fort. Dans la pénombre, il n'y avait plus que la petite lampe de chevet et le bruit du lac, très loin. Personne ne pouvait nous voir. C'était la première fois de la semaine que cette phrase avait un sens, et je me suis aperçue qu'elle m'avait terriblement manqué.
Julien m'a demandé de m'allonger sur le ventre, sans enlever la robe. Six jours de soleil et d'eau du lac m'avaient laissé la peau tendue et sèche, et il avait rapporté, de la trousse de toilette, ce que nous avions emporté sans y penser : un gel de massage à l'aloe vera, frais comme de l'eau, une huile végétale à la vanille, et une bougie de massage que nous n'avions jamais allumée. Il avait lu, avant le départ, une fiche sur le massage érotique et s'était souvenu d'une seule consigne : poser les mains et ne rien faire pendant quelques secondes. Il l'a fait. J'ai senti mes épaules descendre d'un centimètre.
Il a remonté l'ourlet de la robe lentement, jusqu'aux reins, et il a commencé par le gel sur mes mollets brûlés, parce que la fraîcheur calmait la peau avant tout le reste. Puis il a allumé la bougie. Quand la cire a fondu, il en a versé une goutte sur son poignet, a attendu, et seulement ensuite sur le bas de mon dos. L'huile était tiède, elle sentait la vanille et le karité. Au rayon des huiles de massage, j'avais choisi celle-là au hasard ; ce soir-là, elle m'a semblé le meilleur choix de ma vie.
« Je peux enlever la robe ? » a-t-il demandé, beaucoup plus tard.
« Pas encore. Continue par-dessus. »
Il a continué par-dessus. Ses mains glissaient sur la maille, et la maille glissait sur ma peau huilée, et c'était une sensation que je n'avais jamais connue : être touchée à travers une chose qui me couvrait, après une semaine où plus rien ne me couvrait. Nous avions passé six jours nus sans désir. Il a suffi d'une robe et d'une porte fermée pour que le désir revienne tout entier, comme s'il avait simplement attendu qu'on lui rende un peu de mystère.
Quand je me suis retournée, c'est moi qui ai fait passer la robe par-dessus ma tête. Il m'a regardée comme au premier jour, et pas du tout comme au bord du lac. Nous avons pris notre temps. Nous avions, pour la première fois depuis longtemps, des préliminaires qui n'étaient pas un passage obligé mais toute la soirée. Il y avait, dans le guide pour choisir son huile de massage que j'avais parcouru avant de commander, une remarque sur les huiles végétales et le latex que je n'avais pas oubliée : nous n'en avions pas besoin ce soir-là, et nous avions prévu autre chose pour la suite. Le reste de la nuit ne regarde que nous, et les pins.
Ce qu'on a rapporté du lac
Le lendemain matin, nous avons rendu les clés à la dame de l'accueil. Elle était de nouveau nue derrière son comptoir, et j'ai remarqué que je ne la voyais plus du tout de la même façon qu'une semaine plus tôt. Elle nous a demandé si le séjour s'était bien passé. Julien a répondu qu'il avait été très instructif, et elle a souri comme quelqu'un qui a entendu cette phrase des centaines de fois.
Dans la voiture, sur l'autoroute, nous avons parlé de ce qui s'était passé pendant une heure entière, ce qui ne nous était pas arrivé depuis des années. Julien a dit que le naturisme ne l'avait pas excité, mais qu'il l'avait « remis à zéro ». Moi, je pensais à la robe, pliée sur la banquette arrière. Nous avons fait une liste, à moitié pour rire, de ce que nous garderions de la semaine. Se parler avant, comme dans la voiture le premier jour. Ne pas forcer une envie qui s'absente. Garder, à la maison, des choses qui se montrent seulement derrière une porte.
Il y avait un autre point sur la liste, plus prosaïque. Une semaine de soleil et d'eau du lac, ça assèche tout, et j'avais senti, les derniers jours, que la peau la plus fine n'était pas épargnée. En rentrant, j'ai commandé un lubrifiant à base d'eau dans le rayon des lubrifiants bio et naturels, sans parfum, et j'ai lu jusqu'au bout la fiche sur le lubrifiant bio, qui dit une chose que je ne savais pas : « bio » dit d'où viennent les ingrédients, pas comment la muqueuse les supporte. J'ai regardé l'étiquette avant de valider, et j'ai choisi celui qui disait noir sur blanc qu'il était compatible avec le latex et les jouets.

La robe accrochée derrière la porte
Nous ne sommes pas devenus naturistes. Nous y retournerons peut-être, un septembre, parce que la légèreté dont parlaient tous ces couples existe vraiment, et qu'elle n'a rien à voir avec le sexe. Elle ressemble plutôt à un grand repos du regard : six jours pendant lesquels plus personne ne juge un corps, pas même le sien.
Mais ce que nous avons rapporté du lac, c'est surtout une leçon à l'envers. Dans notre appartement, où la fenêtre de la cuisine donne toujours sur celle des voisins, j'ai accroché la robe orange derrière la porte de la chambre, sur un cintre. Elle ne sort pas souvent. Quand elle sort, Julien le voit de loin, et il sait. Je ne la mets jamais longtemps. C'est tout son intérêt.
Il m'a dit un soir, en la regardant pendre au crochet : « Tu te rends compte qu'on a dû se déshabiller pendant une semaine pour comprendre à quoi servent les vêtements ? »
Je me rends compte. Et je trouve que ce n'était pas cher payé.
On croit que se montrer nu est le plus audacieux des gestes. Pour nous, le plus audacieux a été de remettre une robe, le dernier soir, et de laisser à l'autre le soin de la retirer derrière une porte fermée.
À lire ensuite
Ce qu'on remet le soir, et ce qu'on garde pour la chambre
Une robe qui se porte seule, une huile tiède sur une peau qui a pris le soleil, et un lubrifiant base eau qui tient dans la trousse de voyage : la légèreté des vacances se prolonge aussi derrière une porte fermée. Voir les robes sexy ou les huiles de massage.
Questions fréquentes
Peut-on avoir des relations sexuelles dans un camping naturiste ?
Pas dans les espaces communs. Les règlements intérieurs des domaines naturistes interdisent tout comportement à caractère sexuel à la piscine, au bord de l'eau ou dans les allées, et l'article 222-32 du Code pénal punit l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Le naturisme est une nudité sociale, pas une invitation : l'intimité se vit derrière la porte fermée de son hébergement.
Le naturisme est-il une pratique érotique ?
Non. Le naturisme repose sur une nudité partagée et non sexuelle, en plein air, dans des lieux prévus pour cela. Beaucoup de couples qui l'essaient racontent même l'inverse de ce qu'ils imaginaient : quand tous les corps sont visibles, le regard se repose et le trouble disparaît. C'est précisément ce que raconte ce récit — le désir ne revient qu'une fois la robe remise et la porte fermée.
Que faire en cas de réaction physiologique gênante dans un espace naturiste ?
Rester simple. Une réaction involontaire peut arriver, surtout les premiers jours, et elle ne constitue pas en soi un comportement sexuel. Le geste attendu est discret : se couvrir avec sa serviette, aller nager ou marcher quelques minutes. Ce qui n'est pas accepté, c'est de l'afficher ou de la prolonger. Dans les faits, la plupart des débutants découvrent qu'une nudité ordinaire, sans mise en scène, provoque très rarement ce qu'ils redoutaient.
Pourquoi le désir peut-il baisser pendant des vacances naturistes ?
Parce que le trouble naît souvent de ce qui est caché. Quand on voit le corps de son partenaire toute la journée, au marché, à la piscine, au bord du lac, il devient familier et reposant, comme un paysage. Ce n'est ni une panne ni un désamour : un désir qui s'absente quelques jours revient rarement parce qu'on le réclame. Remettre un vêtement choisi, le soir, suffit parfois à lui rendre sa part de mystère.
Peut-on porter des vêtements le soir dans un domaine naturiste ?
Souvent, oui. De nombreux domaines imposent la nudité à la piscine et au bord de l'eau mais autorisent une tenue le soir, quand l'air fraîchit, notamment au restaurant ou lors des animations. Chaque établissement fixe ses propres règles dans son règlement intérieur, remis à l'arrivée : c'est ce document qui fait foi, et il vaut la peine de le lire vraiment, comme le font les deux personnages du récit.
Une huile de massage végétale est-elle compatible avec un préservatif ?
Non. Les corps gras, huiles végétales comprises, fragilisent le latex et compromettent la fiabilité d'un préservatif. Une huile de massage se réserve donc au massage lui-même. Pour la suite, on passe à un lubrifiant à base d'eau dont l'étiquette indique « compatible latex ». Un gel de massage à base d'eau, lui, se rince facilement, mais seule la mention du fabricant permet de savoir s'il peut servir de lubrifiant.
Quel lubrifiant emporter en vacances au soleil ?
Un lubrifiant à base d'eau, sans parfum, dans un format qui voyage : tube de 50 ml ou unidoses glissées dans la trousse. Le soleil, le chlore et l'eau du lac assèchent la peau, y compris les zones les plus fines. Lisez deux mentions sur l'étiquette avant de choisir : « base eau » et « compatible latex et jouets ». La mention « bio » renseigne sur l'origine des ingrédients, pas sur la façon dont la muqueuse les supporte.









