Menottes, cordes, kits, barres, bandeaux : les cinq familles
- Menottes et entraves : métal à clé, cuir ou cuir végan doublé, néoprène, nylon à scratch — poignets et chevilles, la porte d'entrée. Voir nos menottes BDSM.
- Kits de contrainte : sangles sous matelas, coffrets menottes + bandeau, ensembles hogtie — tout pour une première séance. Voir nos kits BDSM.
- Cordes et rubans : corde de coton, de jute ou de nylon pour le shibari, ruban satiné qui se dénoue d'un geste. Voir nos cordes de shibari.
- Barres d'écartement, harnais et sangles : imposent une position — voir nos barres d'écartement et nos harnais BDSM.
- Bandeaux et bâillons : la privation sensorielle, qui intensifie tout le reste — voir nos bâillons et colliers.
Débuter le bondage : par quoi commencer
Par ce qui s'enlève en une seconde. Le premier achat d'un débutant est une paire de menottes à fermeture rapide — scratch, clip ou boucle — en néoprène, en nylon ou en cuir végan doublé, que la personne attachée peut retirer elle-même ou que l'autre libère d'un geste ; jamais des menottes de police en métal sans clé de secours, jamais un nœud. Le deuxième est un bandeau, qui change l'expérience sans aucun risque. Le troisième est un kit sous matelas, quatre sangles réglables qui attachent poignets et chevilles au lit sans rien fixer au mur. L'intermédiaire ajoute les entraves de chevilles, la barre d'écartement et le hogtie ; l'avancé passe aux cordes, aux harnais de corps et aux positions tenues. À chaque niveau, une règle : on n'attache que ce qu'on sait détacher vite. Le pas à pas de la première séance est dans notre fiche comment pratiquer le bondage.
Shibari et kinbaku : quelle corde choisir
Le shibari — « attacher » en japonais ; kinbaku désigne sa forme la plus serrée et la plus esthétique — se pratique avec des cordes de 6 à 8 mm et de 7 à 8 mètres, que l'on utilise doublées. Trois matières. Le coton, doux, lavable, sans préparation, qui glisse un peu : la corde du débutant. Le jute, la corde traditionnelle, rugueuse, qui tient le nœud sans serrer et marque la peau — elle se traite à l'huile avant usage et se réserve aux mains qui savent. Le nylon ou le polyester, lisse et coloré, qui ne tient pas les nœuds et convient au ruban et aux jeux de surface. Un shibari se limite d'abord au buste et aux membres, à plat, avec des nœuds plats qui se défont ; la suspension ne s'apprend pas dans un texte, y compris celui-ci, et n'a rien à faire dans un premier achat.
La sécurité : les règles qui ne se négocient pas
Le bondage est sûr quand six règles sont tenues. On n'attache jamais le cou, et rien ne passe devant la gorge. On ne serre jamais au point de couper la circulation : deux doigts passent sous le lien, et tout engourdissement, picotement ou changement de couleur des mains ou des pieds impose de détacher immédiatement — le nerf radial, au bras, se comprime en quelques minutes. On garde des ciseaux de sécurité à bout rond à portée de main, et on coupe plutôt que de chercher un nœud. On n'attache jamais quelqu'un qu'on laisse seul, ni sous alcool ou substance, ni au-delà de vingt à trente minutes sans vérifier. On convient d'un mot de sécurité — et d'un signal quand la bouche est occupée. Et on installe tout avant : lubrifiant, eau, couverture, la lumière qu'il faut pour voir la peau. L'équipe « Science of BDSM » de l'université de Northern Illinois a mesuré, après des séances consenties, une baisse du stress physiologique et un sentiment de proximité accru chez les partenaires — à condition que le cadre soit celui-là.
Bondage en couple : consentement, mot de sécurité, après
Le bondage en couple se joue à trois moments. Avant : on dit ce qu'on veut essayer, ce qu'on refuse, où l'on arrête — le consentement se donne pour une séance et se retire à tout instant, y compris attaché. Pendant : la personne qui attache surveille les mains, les pieds, la respiration, et parle ; la personne attachée dit ce qu'elle ressent, sans « faire la forte ». Après : on détache lentement, on masse, on se couvre, on parle — c'est l'aftercare, la partie que les débutants sautent et que les pratiquants tiennent pour la plus importante. Attacher sa partenaire n'a de sens que si elle a envie d'être attachée ; la soumission se choisit, elle ne se subit pas.
Quel budget prévoir
Un ruban ou un bandeau commence à 3,99 €, une paire de menottes de débutant vaut 9 à 12 € (Darkness nylon, Kink néoprène, Intense métal à clé), un coffret menottes-bandeau 20 €, des menottes en cuir végan doublées 24 à 30 € (Fetish Submissive, Begme), un kit sous matelas ou un hogtie 20 à 50 €, une corde de shibari 10 à 25 €, une barre d'écartement 25 à 60 €. Pour une première séance, comptez 20 à 35 € pour des menottes, un bandeau et un ruban ; la corde et les harnais viennent après. Les ciseaux de sécurité à bout rond, eux, valent 5 à 10 € et ne se négocient pas.
Ce que vous trouverez ici
En menottes et entraves, les menottes BDSM métal réglables à clés Intense (8,99 €), l'entrave hogtie mains et pieds Intense (5,99 €), les menottes nylon spécial débutants Darkness (9,95 €), les menottes néoprène ajustables Kink (10,99 €), les menottes cuir vegan doublure néoprène Fetish Submissive et les menottes de cheville Origen Fetish Submissive ; en kit, le coffret BDSM menottes, bandeau et tickler Intense (19,95 €) ; en cuir, les menottes BDSM cuir doublées réglables Darkness et les menottes cuir vegan rembourrées Begme. Tout l'univers est dans notre collection BDSM.
Chaque lien de cette sélection indique sa fermeture, sa matière et son niveau sur la fiche, et part en colis neutre. Choisissez votre bondage dans la sélection.
Questions fréquentes
C'est quoi un shibari ?
Le bondage japonais : l'art d'attacher un partenaire avec des cordes — de coton ou de jute, 6 à 8 mm, 7 à 8 mètres — selon des motifs codifiés qui dessinent le corps autant qu'ils le contraignent. « Shibari » signifie « attacher » ; « kinbaku » désigne sa forme la plus serrée. Hérité des techniques de capture du Japon médiéval, il est aujourd'hui une pratique érotique et esthétique. On débute à plat, buste et membres, avec des nœuds qui se défont ; la suspension relève d'un apprentissage encadré.
Pourquoi attacher sa partenaire ?
Pour ce que la contrainte change : la personne attachée lâche le contrôle et concentre ses sensations, celle qui attache prend le temps et le rythme. C'est un jeu de confiance avant d'être un jeu de pouvoir — et il se joue dans les deux sens, homme ou femme attaché. Il n'a de sens que consenti : avant la séance, on dit ce que l'on veut, ce que l'on refuse et le mot qui arrête tout. Une étude de l'université de Northern Illinois a mesuré une proximité accrue après une séance consentie.
C'est quoi le BDSM ?
Un acronyme pour trois couples de pratiques : Bondage et Discipline, Domination et Soumission, Sadisme et Masochisme. Le bondage en est la lettre B — attacher, entraver, priver d'un sens — et c'est la porte d'entrée la plus courante, parce qu'elle n'implique ni douleur ni hiérarchie. Le BDSM entier repose sur les mêmes règles : consentement explicite et révocable, mot de sécurité, limites dites à l'avance, aftercare. Notre collection BDSM regroupe toutes les familles ; celle-ci ne couvre que les liens.
Qu'est-ce que le bondage en couple ?
Attacher ou être attaché par son partenaire dans un cadre convenu à deux : ce que l'on essaie, ce que l'on refuse, le mot qui arrête. Concrètement, une première séance tient en trois accessoires — des menottes à fermeture rapide, un bandeau, un ruban — et en trois temps : on parle avant, on surveille et on parle pendant, on détache lentement et on prend soin après. Les rôles s'échangent ; la personne attachée mène autant que l'autre, parce que c'est elle qui fixe la limite.
Quels accessoires pour débuter le bondage ?
Des menottes à fermeture rapide — scratch, clip ou boucle, en néoprène, nylon ou cuir végan doublé — que l'on détache d'un geste, un bandeau, et un ruban satiné qui se dénoue en tirant. Puis un kit sous matelas, quatre sangles réglables sans rien fixer au mur. On ajoute des ciseaux de sécurité à bout rond avant tout le reste. Pas de nœud, pas de corde, pas de menottes de police sans clé de secours pour commencer : la corde de shibari et les barres viennent quand les gestes sont acquis.